Y'a en moi un vide, une attente qui ne saurait être comblée. Une réponse qui tient en l'air, comme un homme à la potence qui attend son heure. J'ai fait un aveu à quelqu'un et celui-ci s'est envolé, perdu dans la nature, sans réponse sans quelconque signe. J'attends, encore et toujours un signe, un mot, un regard qui saura me guider vers un chemin. La vie est pleine d'embûches, de cascades. A un moment donné il faut s'avoir s'accrocher à une prise et avoir le cran de gravir, de grimper de continuer. Y'a trop d'espoirs dans une vie, trop de sous entendus. Pourquoi n'est-il pas possible d'obtenir un écho à ma requette?
Y'a des gens auxquels on s'accroche, on ne sait pas pourquoi, alors qu'au fond on se doute que jamais ils ne s'attacheront à nous. Un sentiment d'impuissance, de faiblesse. Comme un fantôme qui herre dans la nuit sans un bruit, on tente de s'agiter face à autrui. Dans un silence aigu, impossible de distinguer un son, une réponse, le bruit d'un sourire.
La pluie se met à tomber et j'me dis que c'est peine perdue d'attendre des réponses dans la vie, ce vide sera à jamais un trou béant, ouvert sur les cieux. On peut pas plaire à tous le monde, comme tout le monde ne peut pas nous plaire. Mais cette envie de partage, ce sentiment indescriptible qui nous tient, il reste là. Il cherche à nous dire de tenter, tenter encore et encore une approche pour enfin pouvoir esperer un signe de cet autrui auquel on s'attache. Combattre le feu par le feu. Le mieux serait de retomber dans l'indifférence, s'éloigner pas à pas et puis finalement disparaître pour oublier cette personne.
L'inconscience me pousse à aller de l'avant, mais au final, la marche arrière doit être passée. Ca sert à rien d'aller plus loin si on se heurte à un mur, une carapace. Chercher ailleurs, peut être un jour trouverais-je la personne qui sera à même de combler ce vide...
Je sais que tu liras surement ça, je sais que tu te reconnaitras, alors voilà, tu sais maintenant dans quelle optique je me dirige, je veux plus attendre ce geste, ce signe de ta part. Je baisse de nouveau les bras face à toi... Ah, unilatéralisme quand tu nous tiens!
Remarques